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Meilleur champagne rosé : notre sélection par budget
Le rosé est l’un des champagnes les plus délicats à élaborer. Comment il est fait, six cuvées de vingt-cinq à deux cents euros, et quand le servir.
Le rosé n’est pas un champagne au rabais
Le rosé traîne une réputation de champagne facile, réservé aux fins d’après-midi d’été. C’est une erreur. Le rosé est même le plus difficile à réussir : il faut doser la couleur et le fruit sans tomber dans la confiture ni perdre la fraîcheur.
Réussi, il offre ce qu’aucun blanc ne donne : un fruit rouge, des notes de fraise, de groseille ou d’écorce d’orange, et une structure qui lui permet de passer à table. Reste à savoir comment il est fait et lequel choisir.
Assemblage ou saignée : deux façons de le faire
La grande majorité des rosés de Champagne sont des rosés d’assemblage : on ajoute une petite part de vin rouge de la région à un champagne blanc, juste avant la prise de mousse. La méthode est précise et régulière, et donne des rosés fins, faciles à servir à l’apéritif.
La saignée est plus rare et plus exigeante. On laisse macérer brièvement les peaux des raisins noirs dans le jus pour le teinter, comme pour un rosé tranquille. Le résultat est plus coloré, plus vineux, taillé pour la table. Le Rosé de Saignée de Michel Furdyna en est un bon représentant, à prix doux.
Notre sélection par budget
Voici six rosés disponibles qui tiennent leur rang à chaque niveau de prix. En entrée de gamme, le Brut Rosé d’Angellis, signé d’un vigneron, et le Brut Rosé de Gruet offrent un fruit franc autour de vingt-cinq à trente euros, parfaits pour l’apéritif.
Un cran au-dessus, le Cœur des Bar de Devaux, à base de pinot noir de l’Aube, a la matière pour accompagner un repas. Plus haut, le Rosé de Billecart-Salmon est la référence du genre, d’une finesse rare, et sa cuvée de prestige Élisabeth Salmon 2013 joue dans la cour des tout grands rosés, pour les occasions qui comptent.
| Cuvée | Style | Budget |
|---|---|---|
| Angellis, Brut Rosé | Vigneron, fruité | Autour de 25 € |
| Gruet, Brut Rosé | Maison, franc | Autour de 29 € |
| Michel Furdyna, Rosé de Saignée | Saignée, vineux | Autour de 31 € |
| Devaux, Cœur des Bar Rosé | Pinot de l’Aube, ample | Autour de 38 € |
| Billecart-Salmon, Le Rosé | La référence, finesse | Autour de 74 € |
| Billecart-Salmon, Élisabeth Salmon 2013 | Prestige, grand rosé | Autour de 190 € |
Quand servir un rosé
Le rosé brille à l’apéritif, où son fruit met tout le monde d’accord, et il est photogénique dans le verre. Mais son vrai atout est ailleurs : c’est le seul champagne qui tient un dessert aux fruits rouges, là où un blanc se fait dévorer par le sucre. Tarte aux fraises, salade de fruits rouges, il répond au fruit par le fruit.
À table, un rosé vineux accompagne des viandes blanches, un canard, un thon juste saisi, et tient tête à une cuisine légèrement épicée. Servez-le frais mais pas glacé, autour de huit à dix degrés, un peu plus haut pour un rosé de saignée qui a de la matière.
À retenir
01
Le rosé est le champagne le plus difficile à réussir, pas le plus facile.
02
Assemblage pour la finesse et l’apéritif, saignée pour le corps et la table.
03
C’est le seul champagne qui tient un dessert aux fruits rouges.